ガチアクタ

Mon avis
Gachiakuta m’a frappée par la description d’un monde à la fois délirant et profondément sombre.
Un monde où la folie côtoie la tendresse de façon inattendue.
D’abord découvert en animé (c’est un banger!), puis en manga, je suis impression de l’univers proposé par Urana Kei.
Elle nous a concocté ce petit bijou qui a une signature bien à lui.
Une proposition audacieuse, travaillée et qui fonctionne merveilleusement bien.

J’ai fini par lui donner un petit surnom, « caca », en référence à une scène hilarante, devenue pour moi emblématique. Une scène qui dépeint finalement la réalité du terrain qui est loin d’être rose.
Sous une apparence parfois comique, le manga cache une noirceur ancrée jusqu’à la moelle.
Le manga me semble encore plus dark que l’anime mais les deux restent un chef d’oeuvre dans le genre.

On y trouve la trahison, l’espoir, le néant, la colère, la quête et l’entraide.
Tout cela passe par des personnages si atypiques et si bancals (intelligemment) qu’ils sont touchants humainement parlants.
Chacun.e porte ses blessures.
Chacun.e frôle la folie.
Chacun.e se bat à sa manière et avec ses moyens pour rester debout.

Ce mélange de violence mêlé avec la fragilité me touche.
De part ce que j’ai pu percevoir, Urana Kei semble avec cette capacité à construire un monde cohérent où chaque détail compte.
Elle nous montre une société de consommation qui jette sans remords. Et le revers de la médaille une autre société où la survie prime.
Malgré des scènes très dark et une violence parfois frontale, l’émotion passe.
Je me suis attachée à cette folie et ces personnages qui s’entraident contre l’injustice.

L’animé embellit le manga.
Le manga papier a lui aussi son propre plaisir : le trait, les cadrages, l’intensité des planches.
En conclusion, Gachiakuta n’est pas un manga/anime confortable.
Il dérange mais il fascine. Je pense que c’est pour un public averti.
Bonus
Pour aller plus loin sur le site de Nautiljon.





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