Le Dernier écrivain – Akai Chitose

écrit avec amour par:

100-nen no Tateito / 100年の経

Résumé

L’histoire est plutôt simple: un écrivain inconnu en phase terminale.

Il a peu de temps à vivre. Sa maladie ne peut pas être soignée.

Grâce à un projet de recherche, il accepte le statut de cobaye pour être cryogénisé. Ce qui augmenterait sa chance de survie.

Tout dépendra donc de l’avancé des traitements de cancer au sein de ce futur monde.

Quelques temps avant de s’endormir pendant 100 ans, il tombe amoureux d’une femme forte et entière.

Et… à son réveil, il se rend compte qu’il est devenu un écrivain populaire.

D’ailleurs, il est devenu le seul écrivain aux méthodes traditionnelles: sans l’usage d’IA.

Mon avis

Le manga a débuté en 2023 où l’IA commençait à être bien connu dans notre société. Il me semble.

Et j’ai l’impression que l’auteur.e Akai Chitose a été fortement inspiré.e de notre actualité.

Pour ce premier tome, le cadre a été suffisamment posé pour comprendre la direction du scénario mais aussi s’attacher aux personnages et à son environnement.

D’ailleurs, j’entrevois déjà les pistes sur certaines intrigues. Je me projette.

La notion d’IA n’est pas au premier plan.

Le focus semble se porter sur d’autres axes comme son amour du passé.

L’écrivain et « ses » droits d’auteur

Quand une personne utilise l’IA pour écrire son roman, est-ce qu’il a pleinement les droits de cet ouvrage?

Est-il considéré comme un assistant?

Dans monde du futur, tout le monde peut publier un roman grâce à l’IA. Est-ce que cela fait de lui un auteur?

Est-ce que cela réduit la qualité de l’œuvre?

On peut aussi se poser la question « A quel point l’écrivain a-t-il réfléchi sur l’histoire, sur l’intrigue, sur le message à porter? ».

D’ailleurs, l’usage de « sorcier » a même été utilisé pour remplacer le terme « écrivain ».

Dualité humain VS IA

Je ne sais pas trop quoi en penser sur ce point.

L’auteur.e semble vouloir aller vers un combat entre « Le roman assisté par l’IA » et « Le roman 100% fait main ».

Cela ne me semble pas très pertinent même si la question se pose aujourd’hui dans notre société.

Je pense par exemple aux postes de développeurs dont l’IA a pris une bonne place.

J’ai l’impression de voir se dessiner deux camps: les anti-IA et les pro-IA.

Il y a bien entendu ceux qui sont plus ou moins neutre, au milieu.

Il y en a qui ont peur d’avouer avoir utilisé l’IA pour s’aider.

J’ai l’impression de sentir un peu de ça dans l’histoire.

Du moins, du point de vue du héro.

Comme s’il se mettait la pression pour montrer qu’il valait plus qu’une IA.

La liberté d’expression

Je ne sais pas si c’est voulu mais à travers les lignes et le dessin, j’ai ressenti un encouragement à la liberté d’expression et d’être juste soi.

J’ai même été surprise par les scènes de sexe qui ont été faites « hors standard des oeuvres de mangas traditionnels ».

Simple et authentique.

Comme dans un monde normal.

L’auteur.e assume l’orientation qu’il faut donner et trouve son équilibre en nous montrant juste ce qu’il faut sans trop en faire.

Il nous montre également une femme qui sait ce qu’elle veut avec du caractère.

Et donc libre.

Chose également rare dans le monde du manga japonais où la femme se retrouve souvent « chosifiée ».

Au final, je reste curieuse et touchée par la proposition du Mangaka.

Le challenge que je vois est de réussir à garder cet équilibre pour les derniers 3 autres tomes.

Bonus

Pour aller plus loin, le site de Nautiljon.

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