Koi wa Ameagari no You ni / 恋は雨上がりのように
Mon avis
Le manga « Après la pluie » serait similaire à une tranche de vie originale qui ne laisse pas indifférent.
Et plus précisément, une histoire d’amour pas comme les autres qui sort des normes de la société.
Au Japon, dans les mangas et animes, il y a une tendance à sexualiser les femmes.
Représenter les femmes visuellement très (voire trop) jeunes mais en laissant passer « ce détail » car l’histoire laisse entendre qu’elle a la limite d’âge correct.
Ou encore mettre fortement en avant des attributs féminins sans que cela serve l’oeuvre en soit.
A plusieurs reprises, cela peut être gênant voire très limite.
Je pense notamment au manga « made in abyss » ternie par ça. Heureusement, l’adaptation atténue cette particularité.
Ici, ce n’est pas le cas.
Alors oui, le démarrage peut dérouter un peu.
L’histoire parle d’un amour naissant hors du commun d’une étudiante de 18 ans envers un patron de restaurant de plus de 40 ans.

Cependant, combien de fois un.e étudiant.e tombe sous le charme d’un.e prof ou un.e autre adulte?
C’est pleinement plausible la proposition de Mayuzuki Jun.
Et c’est fait en finesse sans voyeurisme ou allusion mal placé.
Un synopsis simple certes mais Mayuzuki Jun nous emmène vers quelque chose de beaucoup plus complexe et touchant.

Le récit interroge.
- quels sont les choix et les non‑choix qui façonnent une vie ?
- quelle est la part de responsabilité de l’adulte, l’homme de 40 ans? Comment réagir quand une étudiante déclare son amour?
- Comment gérer le regard des autres?
- Quel est l’avenir de l’étudiante s’il accepte ses sentiments?
- Comment s’assurer que l’étudiante est vraiment amoureuse ou juste une affection?
Une histoire donc d’amour ou d’amitié naissant.
Une histoire d’introspection et de blocages face à ses propres traumas.
Une histoire de lien et de seconde chance.

Après la Pluie est aussi une invitation à reprendre sa vie en main.
Celle qu’on aurait mise de côté pour se protéger.
Le dessin est attendrissant.
Les personnages sont touchants.
L’univers dégage une poésie discrète.
Le rythme est fluide, les émotions passent sans artifice, et les tomes se lisent très vite en dix volumes.
Bonus
Petite surprise personnelle : Mayuzuki Jun est aussi l’autrice de Kowloon – Generic Romance, que j’adore! 💛🔥
Malheureusement, comme pour Kowloon, l’anime, disponible sur Animation Digital Network, ne met pas en valeur le manga.
Voire même le dessert. Je suis triste qu’ils n’aient pas réussi à mettre en avant toute la profondeur des mangas.
Pour plus d’information, le site de Nautiljon.





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