Great Teacher Onizuka (GTO) – Fujisawa Toru

écrit avec amour par:

グレート・ティーチャー・オニヅカ

Note

Cet avis est uniquement sur le manga. L’anime pour moi ne reflète pas le même rendu, les mêmes objectifs que le mange. De plus, l’anime pour moi a très mal vieilli.

Contexte

Ancien voyou, chef de gang, Eikichi Onizuka décide un jour de devenir prof.

Spoiler Alerte: sa vocation n’a rien de pédagogique.


Ce qu’il veut, c’est pouvoir sortir avec les étudiantes du lycée où il travaille. Pas très noble de sa part surtout au vu de l’âge de ses étudiantes.

Il m’a fait penser un peu à Nicky Larson, celui qui craque à la vue d’une femme.

Très simpliste et limite le pitch de GTO.

Heureusement, je ne me suis pas restée sur les premières pages.

J’ai d’ailleurs appris avec le temps de prendre le temps de lire au moins 2 ou 3 tomes pour avoir un vrai avis sur l’oeuvre.

Pareil pour les animes, 5 episodes sont aidants pour comprendre la direction de l’auteur.e.

GTO n’est pas si simpliste que ça car notre héro montre un autre aspect de sa personne: le sens de la justice et de l’honneur.

Deux valeurs qui vont l’aider à devenir un véritable enseignant malgré lui.


Cette série de Fujisawa Toru a connu un tel succès au Japon qu’elle fut adaptée en feuilleton « live » » » à la télé et au cinéma.

Mon avis


Drôle et « vrai », plein de rebondissements et doté d’une psychologie rare dans ce domaine, GTO met en scène des adolescent.e.s en quête d’identité comme il en existe partout.

On m’avait parlé de GTO brièvement comme quoi ça ferait partie des standards de manga de l’époque.
En bref, il était intéressant de le voir je pense.


Sous forme de 13 volumes incluant chacun 2 tomes, chez pika, je me suis donc lancée dans l’aventure de ce Great Teacher!

En tant que novice en la matière de manga, GTO a été une super belle surprise.
C’était une première ce type de manga presque satirique avec… beaucoup, voire trop d’allusions sexuelles.


Je me suis quand même laissée embarquée pour l’aventure d’Onizuka avec grand plaisir.
Un univers comique mais pas que…
GTO est un manga que je qualifierai de complexe.

L’auteur.e fait passer des sujets dérangeants, des sujets très noirs et durs en usant aussi dans le côté comique.


GTO a donc été un ascenseur émotionnel pour moi car j’ai rit, j’ai pleuré, j’ai eu peur, j’ai été énervée, j’ai eu de la lassitude.


Quelques exemples de sujets abordés de ce manga:

  • Qu’est-ce qu’un enseignant ?
  • Doit-on avoir un très bon diplôme pour l’être?
  • Que doit-on enseigner au juste?
  • Que fait-on des leçons de vie? Elles se retrouvent où dans le milieu scolaire?

Le status des enseignants


GTO montre également une sensibilité au statut, au grade. Un peu la culture du Japon il me semble.

Ceux qui ont la malchance de ne pas être du même monde, se voient mépriser et mis de côté.


Une apparence hyper importante pour l’école qui doit rassurer les parents qu’elle reste la meilleure école avec des enseignants renommés.


Lorsque l’on est enseignant non titulaire, un salaire bas est donné à l’enseignant qui doit continuer à faire ses preuves pour espérer d’être un jour titularisé.


Une frontière sensible entre enseignant et élèves.


En tant qu’enseignant, on est en face de personnes facilement influençables et impressionnables.

C’est une des choses que GTO met en avant.


Mettre trop de distance peut donner une cassure dans la relation.

Et au contraire, ne pas en mettre, on peut se retrouver dans des relations très ambigus pouvant aller jusqu’à l’érotomanie et ainsi cause de graves conséquences pour l’étudiante, le professeur, l’école.

Le harcèlement


Un sujet phare dans GTO autant côté enseignants que côté étudiants.
Cela peut aller même au niveau des parents.

Est-ce pour dénoncer un système existant avec ces pratiques au Japon dans les années 1997?
Qu’en est-il de maintenant?

Comment est géré le harcèlement?

La prostitution – Abus sur mineur


Un des autres sujets sombres vise l’abus des adultes homme sur des mineurs en proposant de payer contre des besoins masculins.
Là encore, c’est abordé à plusieurs reprises.

Et Onizuka dans tout ça?


C’est le clown de service dans la plupart du temps et obsédé par les femmes.
C’est le personnage qu’on ne voyait pas du tout dans la vraie vie en tant qu’enseignant.
Sauf que le mangaka a joué justement dessus pour aussi pointer du doigt sur ce qui pourrait être un.e bon.ne enseignant.e:

  • celui/celle qui s’intéresse vraiment à ses élèves,
  • celui/celle qui sait aussi s’amuser mais aussi qui sait recadrer les élèves quand il le faut
  • celui/celle qui sait « mouiller sa chemise ». Autrement dit: mettre la main à la pâte.

Le prof n’est pas là uniquement pour donner les cours et noter.


C’est aussi un modèle pour les élèves (d’autant plus quand ils/elles sont petit.e.s).


Il/elle se doit de trouver le juste équilibre tout en restant humain.
Pas si facile que ça dans le monde d’aujourd’hui où on est baigné par les masques. Non?

Je conseille ce manga pour des publics avertis et qui ne sont pas sensibles aux sujets de prostitutions, de viols, d’harcèlements, etc.


Par contre, je préviens qu’à partir un certain nombre de tomes, cela devient redonnant et lassant.


On voit la structure qui se répète encore et encore.


Si vous voulez voir l’animé, je vous déconseillerais car très mal vieilli selon mon et ne respecte pas la trame.

Bonus

Plus d’information sur le site de Nautiljon

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